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Partie 1 : Marijuana thérapeutique


Contexte

Le cannabis (et les substances dérivées de la plante de cannabis, notamment la marijuana, le haschich et l'huile de haschich) contient des substances connues sous le nom de cannabinoïdes qui peuvent affecter le cerveau et le corps. Il existe plus de 100 cannabinoïdes, dont le plus connu est le THC (delta-9-tétrahydrocannabinol, qui peut produire une sensation d'extase) et le CBD (cannabidiol).

En 2015, 12,3 % des canadiens (3,6 millions de personnes) ont déclaré avoir utilisé de la marijuana au cours de l'année, soit une augmentation de 11 % par rapport à 2013. 15% des hommes ont déclaré en avoir consommé, tandis que cette proportion est de 10 % chez les femmes. Parmi ces répondants, 24 % ont indiqué que leur utilisation était liée à un besoin médical1.

Perspectives réglementaire et clinique

Jusqu'en avril 2014, Santé Canada a accordé des licences spécifiques aux particuliers pour cultiver et utiliser de la marijuana médicale pour des problèmes médicaux documentés. Le 11 août 2016, Santé Canada a annoncé le nouveau Règlement sur l'accès au cannabis à des fins médicales (RACFM). Le RACFM permet un accès raisonnable au cannabis pour les Canadiens qui ont été autorisés à l'utiliser à des fins médicales par leur professionnel de la santé autorisé. Les Canadiens sont également en mesure de produire une quantité limitée de cannabis pour leurs propres besoins médicaux ou de désigner quelqu'un pour le produire pour eux2

De nombreux organismes de réglementation ont produit des exposés de position sur le thème de la marijuana médicale. À titre d'exemple, le Collège des médecins et chirurgiens de l'Ontario (CPSO) fournit l'orientation suivante aux médecins3 : « Bien que les preuves concluantes concernant la sécurité et l'efficacité de la marijuana en tant que traitement médical soient limitées, de nombreux patients, médecins et chercheurs soutiennent une utilisation prudente et indulgente de la marijuana, en particulier lorsque d'autres options thérapeutiques ont été épuisées et n'ont pas réussi à atténuer les symptômes du patient. »

Le CPSO énonce la nécessité pour les médecins d'examiner correctement les patients en tenant compte des facteurs de risque tels que les maladies mentales antérieures, l'historique de dépendance, les conditions médicales générales ou la prise d'autres médicaments ainsi que l'âge, pour s'assurer que les avantages dépassent tout dommage potentiel occasionné par les effets secondaires et les complications.

Les parties prenantes devraient reconnaître la nature rapide et constante de l'évolution de ce sujet et s'assurer qu'elles obtiennent des informations précises et à jour auprès des organismes de réglementation et de l'industrie, ainsi que des avis médicaux/juridiques d'experts afin d'obtenir des détails et conseils supplémentaires. 

Ce qui précède doit être uniquement considéré comme un échantillon de politiques actuellement appliquées au sein de l'industrie et non comme une aide à la prise de décision.

  1. [REF : Enquête canadienne sur le tabac, l’alcool et les drogues (ECTAD) : sommaire de 2015 https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/enquete-canadienne-tabac-alcool-et-drogues/sommaire-2015.html]
  2. [REF : SANTÉ CANADA http://laws-lois.justice.gc.ca/fra/reglements/DORS-2016-230/index.html]
  3. [REF : CPSO. Marijuana for Medical Purposes. http://www.cpso.on.ca/policies-publications/policy/marijuana-for-medical-purposes] Anglais seulement